Robin Risser s’est imposé comme le dernier rempart du RC Lens, cette saison (crédit photo : Ouest-France)
Débarqué cet été dans le Nord, Robin Risser fait déjà l’unanimité, du côté du RC Lens. Le portier a enfilé le costume de numéro un, loin de l’Alsace, ses terres d’origines.
C’est peut-être le plus gros pari pris par Jean-Louis Leca, l’été dernier, du côté du RC Lens. À la tête du mercato estival, le directeur sportif artésien avait érigé le poste de gardien, comme la priorité absolue. Brice Samba avait quitté les Nordistes au début d’année, Hervé Koffi – jamais vraiment considéré comme une option viable – prenait la direction d’Angers et l’intérim Matthew Ryan arrivait à son terme. Le Corse choisit alors une piste plutôt surprenante : Robin Risser. Le gardien sortait alors d’un prêt au Red Star, ne comptabilisait aucune expérience dans l’élite, et se retrouvait sur le départ du côté de Strasbourg, son club formateur. Le courant entre le portier et Liam Rosenior n’est pas passé. Il n’intégrera jamais les plans du coach anglais. Une aubaine pour Lens, qui ne débourse que 3M€, pour le récupérer durant l’intersaison.
Quelques mois plus tard, le pari est, déjà réussi. Dans la peau de numéro un, Robin Risser brille parmi les meilleurs gardiens de Ligue 1. Lors de la large victoire du RC Lens, ce samedi à Monaco (4-1), le numéro 40 des Sang et Or s’est même offert le luxe de repousser un penalty d’Ansu Fati. « Impressionné oui, mais surpris non. Il m’avait déjà impressionné l’an dernier, mais également lorsqu’il était à Dijon en National », confiait son coach, Pierre Sage, à son sujet. Parce que le parcours de Robin Risser est loin d’être linéaire, le portier tient, enfin, sa revanche. C’est aussi l’histoire d’un rendez-vous manqué avec son club formateur, le RCSA.
Une des découvertes de cette saison en Ligue 1
Natif de Colmar, Robin Risser intègre le centre de formation alsacien à l’âge de 13 ans. Très vite, il franchit un à un les échellons au sein de l’académie strasbourgeoise. Le portier passe professionnel et côtoie alors le groupe A. Au fur et à mesure, le gardien monte dans la hiérarchie, jusqu’à devenir la doublure du titulaire de l’époque, Mats Sels. Bloqué par le Belge, il part ensuite chercher du temps de jeu en prêt du côté de Dijon (National), puis avec le Red Star (Ligue 2). Le tournant de son aventure intervient à l’été 2024. Mis à l’épreuve lors de matchs amicaux, durant la pré-saison, Risser ne répond pas aux attentes du staff de Rosenior. Avec l’appui de BlueCo, Strasbourg pioche librement dans les rangs de Chelsea, pour se renforcer à son poste (Dorde Petrovic, l’an dernier, Mike Penders cette saison).
Du côté de Lens, Robin Risser dispose de toute la confiance d’un club, d’un groupe, de ses coéquipiers. Et le portier le rend bien, en enchaînant les performances de très haut niveau. L’occasion pour lui aussi de découvrir un nouveau rôle en sélection, sous les ordres de Gérald Baticle. Mis en concurrence avec son partenaire, Guillaume Restes, le Lensois assume un nouveau statut avec les Espoirs. Sa boulette, sans conséquence, face à l’Estonie, fin octobre, a joué en sa défaveur. Mais Risser a vite tourné la page, pour repartir de l’avant. Pour le plus grand bonheur du peuple des Sang et Or !


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