Ligue 1 : nos awards de la saison

Le Lens de Pierre Sage aura marqué la saison en Ligue 1 (Crédit photo : Franco Arland/Getty Images)

Fin de saison oblige, on récompense les acteurs principaux de notre Ligue 1. Sensation, découverte, déception, frustation, personne ne sera oublié.

Des buts, du suspense, des scénarios à tout va. Encore une fois, la Ligue 1 nous aura gâtés, cette saison, lors de son cru 2025/26. Au bout d’un exercice passionnant, le Paris Saint-Germain a conservé sa rencontre devant le RC Lens de Pierre Sage, devenu progressivement le seul candidat « sérieux » de la bande à Luis Enrique. Une nouvelle fois, les gros comme l’Olympique de Marseille ou l’AS Monaco auront déçu. Enfin, un club historique a fait ses adieux à l’élite du football français : après plusieurs saisons en grande difficulté, le FC Nantes évoluera en Ligue 2, la saison prochaine.

De notre côté, on profite de la fin du championnat pour récompenser, à notre manière, les acteurs de la Ligue 1. Et personne ne sera oublié !

  • Le renouveau de la saison : le RC Lens

Difficile de mettre en avant un seul profil, tant c’est tout le collectif qui a porté Lens vers une saison presque historique en Ligue 1. Pour le début de l’ère Pierre Sage, les Sang et Or auront été constamment en mesure de jouer les premiers rôles de ce championnat. Un renouveau mérité pour les Artésiens après un dernier exercice difficile sous Will Still.

On soulignera le travail et l’importance clé dans ce projet de Jean-Louis Leca. Le nouveau directeur sportif lensois aura notamment été à la tête d’un mercato estival réussi, où il a fait parler ses anciens contacts dans la venue de Thauvin, mais aussi la recherche de nouveaux talents dans des championnats mineurs comme Samson Baidoo ou Mamadou Sangaré.

  • La plus belle surprise : le FC Lorient

Qui aurait pu dire qu’un 3-4-3 dirigé par Olivier Pantaloni pourrait se transformer en équipe très sexy ? De retour dans l’élite, le promu lorientais a réussi son coup, sous la direction de son entraîneur corse. Avec le développement d’un football de qualité, Lorient n’a jamais été inquiété par la terrible course au maintien. Les Merlus sont même parvenus à accrocher un Top 10 en fin de saison, bouclant ce cru 2025/26 à la 9e place de L1.

Malgré une belle saison, Olivier Pantaloni n’est pas parvenu à tomber d’accord avec ses dirigeants, pour prolonger à la tête du FC Lorient (Crédit photo : Fred Marvaux/Icon Sport)

Et pourtant, le FC Lorient – crise des droits TV oblige – a navigué avec un budget et des moyens financiers serrés. Avec seulement 2.2M€ investis pendant le mercato estival, le club de Laurent Abergel s’est montré malin, avec l’arrivée de profils prometteurs de la Ligue 2, comme Arsène Kouassi dans son couloir gauche, et de la planque tournante de l’entrejeu, Noah Cadiou, dans l’entrejeu. Les Bretons peuvent déjà s’en frotter les mains ! On en serait presque à regretter le départ d’Olivier Pantaloni, à l’issue de son contrat.

  • La plus grosse déception : l’OGC Nice

Commencer la saison par un barrage de Ligue des Champions et la terminer avec un barrage pour ne pas descendre en Ligue 2. Tout le paradoxe de la saison des Aiglons se résume en une seule phrase. Jamais, l’OGC Nice n’aura pas été en capacité de lutter, dans cette Ligue 1. Les coéquipiers de Dante ont enchaîné les contre-performances pour ne plus quitter la dernière partie du classement. « Ça commence à casser les couilles. On donne les buts à chaque fois ! Pfff, ça commence à être beaucoup trop pour espérer quelque chose à chaque match », avait concédé Morgan Sanson, au micro de beIN Sports, à la mi-temps d’une rencontre à Strasbourg, où les Niçois étaient déjà largement menés au score.

Dimanche, les supporters niçois sont même descendus sur la pelouse, à l’issue d’un énième match sans faveur des siens face à Metz (0-0). Signe de protestation qui illustre le chaos dans lequel est plongé Nice. Malgré un changement de direction et d’entraîneur à la mi-saison, la situation sportive n’aura pas évolué (deux victoires en Ligue 1 depuis janvier, aucune à domicile). Les hommes de Claude Puel joueront leur survie dans un barrage qui s’annonce bien difficile. Les Aiglons retrouveront un ancien copain, l’AS Saint-Étienne. Et cela s’annonce tout sauf une partie de plaisir.

  • Le plus frustrant : Emanuel Emegha

Dix matchs de Ligue 1 disputés pour quatre petits buts et deux passe décisives. Le bilan de la saison du buteur du RCSA, en championnat, est bien triste. On attendait beaucoup, beaucoup plus de l’attaquant néerlandais, qui rejoindra Chelsea, cet été. Jamais laché par des pépins physiques à répétition, celui qui avait été promu capitaine depuis le départ d’Andrey Santos, n’a jamais été en capacité de retrouver une condition physique idéale pour briller sur les pelouses de L1 et accrocher son rêve de Coupe du Monde.

Emanuel Emegha, ici avec son coéquipier Lucas Hogsberg, n’aura pas réalisé une deuxième saison à la hauteur de sa première avec le RCSA (Crédit photo : Justin Setterfield/Getty Images)

Et cela ne s’est pas arrêté à cela. Emanuel Emegha a brillé, jamais en sa faveur ou en celle de son image, en dehors des terrains. L’officialisation de son transfert vers les Blues, dès le mois de septembre, n’est pas passée du côté des supporters de Strasbourg. Il y a aussi cet épisode, à la mi-décembre, où le buteur avait manqué le déplacement des siens à Toulouse (0-1). Après plusieurs sorties médiatiques dans la presse jugées maladroites, le numéro 10 alsacien avait été suspendu pour cette rencontre … par le RCSA, lui-même ! Et oui, Strasbourg se situe bien en France, n’en déplaise à certains.

  • La belle confirmation : Estéban Lepaul

La France et la Ligue 1 l’avaient découvert, la saison passée avec Angers. Ce nouvel exercice devait être celui de la confirmation d’Estéban Lepaul. Après des premières journées sous le maillot du SCO, le buteur avait fait ses valises dans les derniers jours du mercato pour le Stade Rennais. Sous les couleurs rennaises, Lepaul a parfaitement réalisé ce pour quoi il avait été recruté : marquer des buts.

Dans un style de numéro neuf à l’ancienne, le Français a enfilé les pions comme les perles, période Habib Beye comme sous Franck Haise. Avec 20 pions au compteur, le Rennais termine à la première place des meilleurs buteurs de Ligue 1, un titre qui était réservé aux joueurs parisiens, ces dernières années. Avec des performances constantes, Estéban Lepaul s’est même retrouvé dans les discussions pour l’Équipe de France. Ce sera encore trop juste pour le Mondial, cet été, mais les portes pourraient s’ouvrir à l’avenir.

  • Le destin le plus triste : Joaquin Panichelli

Lui aussi aurait dû être un prétendant au titre de meilleur buteur de la Ligue 1 2025/26. Malheureusement, une terrible blessure est venue mettre fin au très bel exercice de Joaquin Panichelli. Lors d’un simple entraînement avec sa sélection, l’Argentin a été victime d’une rupture des ligaments croisés, mettant fin à sa saison et par le même temps, à ses rêves de Coupe du Monde 2026.

Sans lui, la fin de saison de Strasbourg a presque tourné au fiasco. Les Alsaciens ont échoué en demi-finale de la Conférence League, et de la Coupe de France. Sans vrai numéro neuf, le RCSA a été moins époustouflant, que lors de la première partie de saison. Avec un Panichelli en plus dans l’équation, la finalité aurait sans aucun doute différente !

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