Objectif maintien pour l’ESTAC de Renaud Ripart (Crédit photo : Philippe Lecoeur/ Getty Images)
Après trois saisons en deuxième division, l’ESTAC est de retour en Ligue 1. Comme à son habitude, Troyes cherchera à s’installer, enfin, dans l’élite malgré un projet sportif aux contours flous.
Décrocher une montée est presque devenu une habitude pour l’ESTAC ! Pour la troisième fois en un peu plus de dix ans, le club troyen a décroché le titre de champion de Ligue 2. La saison a été longue, les coéquipiers de Renaud Ripart n’ont pas été épargnés par les soucis extrasportifs. Le début de l’été s’est poursuivi dans la continuité, et il a été marqué par la recherche d’un nouveau directeur sportif.
En fin de saison dernière, le départ d’Antoine Sibierski était déjà évoqué et le dirigeant a rejoint Anderlecht. Pour lui succéder, la recherche a été difficile, mais l’ESTAC a confirmé un nom : Jocelyn Blanchard. S’l n’était pas forcément le premier choix – Grégory Dupont aurait refusé le poste – sa proximité avec Edwin Pindi, président délégué de Troyes, lui aura été un atout. « De retour en Ligue 1, le club pourra également compter sur son expérience afin de relever les défis qui l’attendent et de s’inscrire durablement au plus haut niveau », estime le promu dans un communiqué paru sur ses réseaux.
Pour le reste, ce premier mois de mercato a été plutôt timide du côté de l’Aube. L’ESTAC s’est montré plus actif dans le sens des départs, que dans celui des arrivées. Le récent champion de Ligue 2 a perdu son meilleur buteur, Tawfik Bentayeb, à l’issue de son prêt. Mounaïm El-Idrissy et l’expérimenté Xavier Chavalerin ont aussi quitté le club en fin de contrat. Enfin, Troyes a aussi vendu Martin Adeline à Hambourg. Le milieu de terrain avait été nommé parmi les cinq prétendants au titre de meilleur joueur de Ligue 2 2025/26, avant d’être devancé par Zuriko Davitashvili (ASSE).
L’entraîneur : Stéphane Dumont
Nommé meilleur entraîneur de Ligue 2 par ses pairs, l’entraîneur de l’ESTAC va enfin avoir l’opportunité de coacher dans l’élite du football français. Arrivé dans l’Aube, il y a deux ans, l’ancien joueur de Lille a remis Troyes sur les bons rails dans une période où plus rien, ou presque, ne fonctionnait au club.

À l’époque, le contexte sportif était délicat : l’ESTAC finissait 17e et premier relégable de Ligue 2. Le club ne doit alors son salut – et sa place dans le championnat – qu’à la relégation administrative de Bordeaux. De retour des enfers, Dumont ne veut pas s’arrêter là, mais prévient : « La Ligue 1, c’est autre chose que la Ligue 2 ».
La recrue : Patrick Beach
Sans faire de bruit, l’ESTAC a peut-être réalisé l’un des gros coups de ce mercato estival 2026 en France. Il y a quinze jours, le promu annonçait l’arrivée du Mondialiste, Patrick Beach, en provenance de Melbourne City. Du côté des USA, le portier a été l’une des révélations de la sélection australienne avec laquelle il a récupéré la place de numéro un devant la légende locale, Matthew Ryan.
À Troyes, le gardien australien, s’est engagé jusqu’en 2031 et sera en concurrence avec Hillel Konaté, qui avait récupéré la place de titulaire après la blessure de Nicolas Lemaître, la saison passée. La faisabilité d’un tel transfert est à donner au crédit du City Group, dont l’ESTAC – comme Melbourne City – fait parti. Pour rappel, Manchester City est le club phare de toute cette filière.
La composition probable
Le XI probable de l’ESTAC en Ligue 1 (dispositif en 4-4-2) : Konaté (ou Beach) – Maronnier, Monfray, Diaz, Boura – Ifnaoui, Diop, Philiponeau, Diawara – Ripart, Recrue
Notre prono : Patrick Beach fera parti des cinq nominés pour le trophée UNFP du meilleur gardien de Ligue 1 2026/27.


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